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Les premières pompes à incendie à Beauvais
Le 23 novembre 1746, sur proposition appuyée par l'évêque de Beauvais De GESVRES, l’assemblée des Trois-Corps décide le principe de l’achat de pompes. L’achat est fait au sieur Le RAT, fondeur et constructeur de pompes, directeur général des pompes à incendie de l’Hôtel de Ville de Rouen.
La délibération du 23 décembre 1746 est alors considérée comme étant le statut constitutif des pompiers de Beauvais.
La circulaire du 6 février 1815
M. DE MONTESQUIOU, Ministre de l'Intérieur, invite les préfets, dans les termes suivants, à organiser dans chaque commune un service de secours contre l'incendie : « Presque toutes les communes de quelque importance possèdent des pompes et des ustensiles propres à porter du secours ; mais l'expérience a démontré que ces machines, dirigées par des hommes inexpérimentés, se dégradaient promptement et ne produisaient pas les effets qu'on devait en attendre ».
Le 9 août 1833, la délibération du conseil municipal autorise l’achat d’une pompe à incendie d’un montant de 1 250,50 F. La ville possède alors 10 pompes : « une grosse pompe, trois moins fortes et six petites ».
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Mardi 5 octobre 1930,
l'épouvantable catastrophe aérienne
extrait de la Tribune de l'Oise
« sur les lieux du sinistre » :
hélas, quoi faire ? il faut laisser brûler l’huile ; les réservoirs, les cabines ; on craint toujours quelque explosion et gardes et gendarmes font l’impossible pour écarter la foule et même protéger les sauveteurs contre eux-même (…) »
Le lieutenant des pompiers, M. HUPRELLE, « au prix d’efforts inouïs parvient bien auprès de la cabine centrale mais il doit reculer devant la chaleur intense qui se dégage de l’huile enflammée et faillit même se trouver mal ».
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Le 4 octobre 1930 à 18h30, le R101 s’envole de CARDINGTON, près de Londres. Après avoir franchi le littoral anglais à 21h35, il survole Beauvais à 1h50 du matin. La forte pluie et les bourrasques ne facilitent pas la progression du passage du dirigeable guetté par les nombreux Beauvaisiens ; ces derniers remarquent sa faible altitude et son manque de vitesse. Le dirigeable se dirige péniblement vers le sud et passe au-dessus de la commune d’Allonne. Là, d’après les rares rescapés de l’équipage et des témoins, il se retrouve à peine à une trentaine de mètres au-dessus du sol en perte de vitesse. Quelques instants après, c’est au dessus du Bois des Coutumes que l’appareil pique brusquement du nez et heurte le sol.
Réveillés, les habitants d’Allonne sortent. Nombreux sont ceux qui parcourent à pied les deux kilomètres les séparant du point d’impact.
Les pompiers d’Allonne et de Voisinlieu arrivent rapidement sur les lieux mais ne peuvent approcher le brasier la chaleur est intense. Les flammes se concentrent vers l’avant qui est malheureusement le seul accès possible, et le centre de l’aéronef, à l’endroit des chambres des passagers surpris dans leur sommeil.
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Le 5 octobre 1930 à 2h10 c’est l’accident ; l’explosion est immédiate. Les 157 000 m³ d’hydrogène transforment le dirigeable en une immense boule de feu, visible à 10 km.
Huit survivants réussiront à s’extirper du brasier et deux des miraculés succomberont quelques jours plus tard des suites de leurs brûlures. Malgré leurs blessures, ils essaient de secourir d’autres passagers criant, mais l’incendie progresse plus vite que les secours.
C’est seulement à 5h du matin qu’une équipe de sauveteurs peut pénétrer dans les débris calcinés et encore fumants. Le lieutenant des pompiers s’évanouit. On le ranime ; sitôt sur pied, il retourne dans la sinistre carcasse…
À 11 heures, 46 corps ont été dégagés.
Deuil national et obsèques solennelles marqueront à Beauvais et en Angleterre la fin de cette tragédie. L’inhumation des dépouilles se fera finalement dans la fosse commune de Cardington, port d’attache du vaisseau. Quelques jours après le drame, la commune d’Allonne offrira au gouvernement britannique la parcelle de terrain sur laquelle s’est écrasé le dirigeable.
Aujourd’hui, une stèle en marque encore l’emplacement. Un monument est érigé en bordure de la RN1, au carrefour d’Allonne à la mémoire des 48 victimes.
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Le capitaine Denis MONTÉ a pris le commandement du Centre de Secours Principal de Beauvais.
Le capitaine Patrick DELACHAPELLE MOREL succède au lieutenant-colonel Thierry BRUNO qui prend le commandement du groupement territorial ouest.
Le commandant CHUIN décide de prendre sa retraite, lui succède le commandant Thierry BRUNO.
Le capitaine DUPONT prend sa retraite ; le lieutenant CHUIN est nommé capitaine chef de Corps, Inspecteur départemental adjoint.
(en 1974, la défense de Beauvais et de 38 communes rattachées en premier appel est assurée par 21 engins d’incendie et de secours.)
Le lieutenant Jean-Paul CHUIN, nommé adjoint au capitaine DUPONT.
Le conseil municipal décide la transformation du corps en corps mixte, en reclassant les sapeurs-pompiers permanents en professionnels, et en créant un poste d’officier et sept postes de sapeurs.
Après la mort du capitaine DUJON, le commandement est confié au lieutenant DUPONT, nommé capitaine le 7 mars 1960.
Le capitaine Marcel DUJON est nommé chef de corps avec pour Adjoint, le lieutenant DUPONT.
GARBET Pierre, capitaine
AVARE Gustave, lieutenant (par décret du 21/06/27)
HUPRELLE Paul, lieutenant (par décret du 18/08/29)
HUPRELLE, lieutenant
Jusqu’en 1931, le corps est commandé par le capitaine GOULET puis lui succède le capitaine GARBET de 1931 à 1957 (par décret du 25/12/31).
CROCHU, capitaine
LETELLIER, lieutenant
COUILLET, sous-lieutenant
GAUTIER Georges, capitaine
BAILLY, lieutenant